Les candidats

Jean-Noël CARPENTIER et Christelle LEBOURDAIS, soutenus par le parti communiste et de nombreuses personnalités des villes de la 3éme Circonscription du Val-d'Oise (Parisis), sont candidats pour les prochaines élections législatives.

Ils souhaitent porter avec vous des idées neuves pour contribuer au rassemblement de la gauche, pour battre la droite et obtenir de nouvelles conquëtes sociales.

Ensemble engageons le changement dans le pays et donnons un nouveau souffle à notre circonscription.

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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 11:29

Le débat est enfin lancé par les formations politiques de gauche sur "la refondation de la gauche". Ce débat concerne bien entendu les partis politiques et leurs adhérents mais il concerne aussi tous les progressistes adhérents ou non à une formation.
Alors vous aussi, lecteurs de ce blog, n'hésitez pas à donner votre avis.
Cordialement,
Jean-Noël Carpentier
(Ps : bientôt nous réaliserons des modifications dans ce blog)


Construire une dynamique pour gagner

 

 

Le 2éme tour des législatives démontre qu’en politique la fatalité n’existe pas. Si la séquence électorale de 2007 est cruelle pour la gauche, elle n’est pas définitive.

 

Bien sûr la gauche a déçu lorsqu’elle était au pouvoir, mais en 2007, ce n’est pas principalement son passé qui est en cause mais sa capacité à faire espérer en l’avenir. Aussi, si la droite a bien « joué le coup », la gauche porte une importante responsabilité dans sa défaite. Elle a payé son incapacité de formuler des propositions claires et cohérentes répondant aux questions que se posent les français et sa désunion.

 

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 Pourtant les victoires aux élections régionales, celles des européennes puis le retrait du CPE pouvaient laisser envisager une victoire en 2007. La gauche a gâché sa chance en croyant en une victoire facile sur une droite disait-on « usée et mal aimée ».

 

Cette analyse a empêché le travail préalable entre les formations politiques de gauche pour construire une alternative à la droite. Chacune, déjà rongée par ses divisions internes, a voulu servir ses intérêts en oubliant que la victoire était encore à construire.

Le Ps divisé, hésitant entre le centre ou la gauche, n’a pas tendu la main à ses partenaires. La direction du Pcf s’est, quant à elle, rapprochée de l’extrême gauche et n’a pas trouvé une posture claire, ni avec ses alliés ni dans ses idées. Les Verts également n’ont pas su parler aux français.

Désunie et sans projet, la gauche n’a pas offert de perspective crédible de changement.

 

Dans ce contexte, nombre d’électeurs n’ont plus cru à la victoire. Certains se sont rapprochés de Bayrou et beaucoup ont vécu la diversité des candidatures de gauche comme un handicap pour une victoire déjà gravement compromise.

Conclusion le Ps fait un résultat honorable, mais ses alliés traditionnels, le Pcf et les verts sont abandonnés par de nombreux de leurs électeurs. Ceux-ci votant dés le 1er tour pour Ségolène Royal afin d’assurer la présence de la gauche au 2éme tour.

Au soir du 22 avril la gauche totalise à peine 36% et Nicolas Sarkozy est élu le 6 mai.

 

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 Les rapports de forces actuels ne sont pas immuables et il ne faut pas classer les 53% des français qui ont voté pour N.Sarkozy dans un même bloc monolithique. De même je ne crois pas à la théorie du «  glissement de la société vers la droite » qui accrédite l’idée que la gauche ne pourra s’en sortir qu’en cherchant son salut vers le centre.

 

La gauche ne doit pas laisser dans le désarroi ces millions de personnes qui espèrent encore en elle. Il faut qu’elle reprenne la main. Qu‘elle s’oppose efficacement à la droite, qu’elle « parle au peuple » et qu’elle travaille avec lui à sa « refondation ».

  

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 D’abord construisons l’unité qui a tant manqué lors des derniers scrutins. La gauche est une famille, certes diverse, mais une famille qui trouve la force de gagner lorsqu’elle se rassemble sur l’essentiel : la démocratie, la solidarité et la justice sociale.

De même la gauche doit mieux assumer sa diversité qui devrait être vécue comme une richesse plutôt qu’un handicap. Pour autant, si le pluralisme à gauche est indispensable sur le plan idéologique, il convient de s’entendre sur le plan électoral pour battre la droite. 

 

Car, c’est essentiel, pour engager des réformes progressistes il faut gagner les élections ! Aujourd’hui, aucune formation de gauche ne peut gagner seule. Ni « programme commun », ni « gauche plurielle » il faut inventer un cadre unitaire qui pourrait avoir la forme d’un « forum progressiste permanent » organisé collectivement par les différents partis de gauche.

Ce cadre, ouvert à tous, adhérents ou sympathisants, doit permettre l’élaboration d’un corpus d’idées communes et des stratégies électorales permettant de convaincre une majorité de citoyens. Ce cadre unitaire ne peut être la fusion des sensibilités dans un grand parti de la gauche au risque d’installer une bipolarisation sclérosante pour la démocratie.

 

Enfin,  pour pouvoir prendre corps dans la réalité et être utile aux français, ce « cadre unitaire » pourrait aussi résider en quelques propositions symboliques fortes capables d’améliorer la vie de nos concitoyens. Il faut apporter des réponses simples et efficaces aux problématiques qui font le quotidien des français et notamment sur celles du pouvoir d’achat, de la sécurité et du logement.

 

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Dans le débat de l’avenir de la gauche, les communistes ont toute leur place. Ils doivent s’y engager en s’interrogeant sur leur organisation, leur projet et leur apport à la gauche.

Inscrit depuis 30 ans dans une phase de régression, le parti communiste doit aujourd’hui accomplir des gestes historiques. Il ne s’agit pas de refaire en mieux ce qui a déjà été tenté par les directions successives mais bien d’envisager la construction une nouvelle force politique, qui, tout en respectant son héritage communiste se tournera résolument vers l’avenir. Investi dans une démarche unitaire à gauche cet objectif d’une nouvelle force pourrait être l’œuvre commune de très nombreux progressistes. Avec un projet spécifique qui conteste l’ordre établi, qui remet en cause les dogmes du capitalisme et qui propose des idées crédibles, cette nouvelle formation politique pourrait être utile à la construction de prochaines victoires de la gauche pour de nouvelles conquêtes sociales.

 

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 Les partis politiques de gauche sont face à leurs responsabilités. Néanmoins le nécessaire travail de refondation de la gauche ne peut pas être uniquement « leur » affaire. Imaginons les formes à mettre en œuvre dans cette réflexion pour ne pas passer à côté de toutes les richesses progressistes qui existent dans notre peuple. Sortons des sentiers battus et ouvrons en grand les portes à celles et ceux qui croient encore en la gauche.

Jean-Noël Carpentier

Par jean-noel carpentier - Publié dans : Edito
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